Ma Formation personnelle et musicale

Enfance et jeunesse
Très jeune, j’ai senti que les cadres que l’on me proposait ne répondaient pas à ce que je cherchais.
Il y avait déjà cette aspiration, difficile à expliquer à l’époque, à découvrir autre chose que ce que l’on me présentait comme réel, raisonnable ou simplement possible.
Après une année de conservatoire ENM, j’ai choisi une autre voix d’apprentissage de la musique et plus particulièrement en une dynamique de groupe au sein de la MJC située au cœur de mon quartier « Fontbouillant ».
En ces temps, cette Maison des jeunes et de la culture était le fief de nombreux musiciens qui s’y retrouvaient pour répéter, jouer et enseigner.
Adolescent, j’ai joué comme guitariste et bassiste au sein de plusieurs groupes régionaux comme Exodus et fus également musicien de bal.
“On ne peut offrir des fruits qui nourrissent l’esprit que depuis la récolte d’une terre que nous avons nous-mêmes labourée et semée.”
Histoire de famille colorée d’abandon
Mes deux grands parents, coté maternelle, furent abandonnés en région parisienne.
D’orphelinats, plus âgés, ils furent placés dans des fermes d’Auvergne. De leur rencontre et mariage, ma mère en est née.
Pour ma part, d’enfant indésiré « car » conçu hors mariage j’ai survécu et fus appelé Didier -orig: desiderius 😉
Orphelin de père à 20 mois, j’ai vécu mon enfance dans un cadre insécurisant et précaire qui a su dessiner le paysage de mon développement et construction.
Bien des rôles, des croyances, des carapaces, des projections et révoltes intérieures se sont invités en le petit bonhomme que j’étais.
Quand l’origine manque, entre autre, ce n’est pas seulement mon histoire que je cherchais à retrouver,
des questions plus profondes en émergeaient :
“Quelle est ma place dans ce monde ?
Qu’est-ce que je suis venu vivre ?
Pourquoi cette impression de ne pas encore trouver le vrai sens de ma vie ?”.
J’étais déterminé à me connaître, à comprendre, et à répondre à ces questions.
Autonome très jeune, mon enfance aussi difficile que pleine de vie, a profondément marqué mon rapport aux autres, à la nature, à l’effort, à la matière, au réel.
Elle m’a appris qu’ il y a des vérités que seul le corps, le silence et la rencontre directe avec la vie peuvent révéler.
A 21 ans, ma vie a basculé
Après mes 2 premières années d’activités professionnelles dans l’électronique où je pouvais tant en espérer, pour autant, je ne pouvais m’imaginer poursuivre ainsi ma vie.
Ce qui lui donnait du sens ne répondait plus à ce en quoi j’aspirais profondément.
En cet élan intérieur qui me dépassait, j’ai démissionné pour vivre mon rêve de voyager en moto jusqu’en Afrique.
J’ai tout quitté de ma vie, pour ne partir qu’avec l’essentiel et traverser le Sahara comme mon « désert intérieur ».
J’ai salué mes proches et tout quitté pour ne voyager qu’avec l’essentiel et traverser le Sahara comme mon désert intérieur.
D’un voyage envisagé de quelques mois, ce fut une sacrée aventure de plus de deux années.
Seul, j’ai parcouru et séjourné en de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest jusqu’à être vu et adopté par une Famille Mandingue, dans un village de Casamance, en pays Mandingue et Diola.
Rencontre et re-naissance
Tant à conter de toutes mes rencontres et apprentissage auprès de ces peuples,
de ces ethnies du Mande, de ces sociétés animistes même si devenus, pour la plupart, monothéistes.
J’ai découvert un mode de vie profondément connecté à la Nature où le spirituel et le physique, le visible et l’invisible sont inextricablement liés.
Je fus fasciné par l’incroyable présence et place accordée à la musique, à la danse, aux chants, au quotidien comme en tant d’espaces de vie.
L’énergie vibratoire
L’énergie de la musique, des percussionnistes, les vibrations rayonnantes ont su habiter tout mon Être.
Je garde en mémoire ces premières sensations physiquement vécues dans tous mes corps, ces frissons intenses en une forme de jouissance silencieuse.
Sans « ne rien faire » elle savait me traverser pendant des heures.
Révélation
Je connaissais cette plénitude rencontrée en ma jeune vie de sportif où la natation, les arts martiaux, la musique, m’avaient tant apporté jusqu’à devenir « maitre nageur », électronicien, musicien amateur, mais là, ce fut une révélation en mon chemin de vie.
Perturbation silencieuse
Accueilli, puis adopté, je fus rapidement actif et impliqué en ma seconde famille comme au cœur de ce village de Diannah (Fogni cono)
Construire, me marier, avoir des enfants, en tout ce qui m’était proposé comme offert ?
J’en étais là, en tant d’interrogations personnelles.
Je vivais en mon intérieur une sacrée perturbation silencieuse.
Perturbation, qui s’exprimait du plus profond de mon cœur, avec cette sensation de passer à côté d’un espace plus essentiel, que je ne pouvais encore imaginer.
J’ai senti que ce qui cherchait à se transformer me demandait une autre profondeur que celle qui m’avait permis d’avancer jusque-là.
Engagement
J’ai décidé et fus accepté pour débuter ma formation dite « de Base » en lien avec la Nature & l’Univers.
Anecdote & Présence
Seul « blanc » de la région en ces temps, j’étais parfois perçu comme un « Djinn » ou Esprit.
Bien-souvent, effrayés, les plus jeunes enfants pleuraient et se sauvaient à mon arrivée.
Nombreux venaient de loin pour me rencontrer, rencontrer « l’homme blanc ».
Ils aimaient naturellement me caresser les cheveux comme mes poils de jambes et mon gros nez 😉
Tolérance et naturel m’habitaient.
Je me sentais chez moi et riais beaucoup de toutes ces rencontres entre les peuples…

Conscience et plénitude
J’ai pris conscience qu’être et se définir musicien en cette tradition, nécessite une Sacrée Formation et d’une telle exigence de vie et à vie.
La technique, la virtuosité comporte, soit, sa valeur, mais affiche également ses limites en ces espaces de jeu et rayonnement.
D’autres qualités sont attendues du musicien.
Le musicien est formé pour être Présent en Tout ce qui Est, canal et lien, connecté avec intégrité au « plus Grand » au « Divin ».
Il participe pleinement à la célébration de la vie, à l’harmonie au sein de la communauté comme dans la gestion des conflits, des maladies.
En son art et sa Présence, il est autant musicien que guérisseur et « chamane ».
Tant de portes à ouvrir comme à savoir fermer. Tant de chemin à marcher comme d’autres à se détourner.
Tant de clefs à se forger, à se reconnaitre, pour jouer et œuvrer en tous ces espaces du visible comme de l’invisible, essentielles et indissociables.
De retour après ces deux années
A cette époque, je n’avais que très peu de contact avec l’extérieur – sans électricité, ni téléphone 😉
Avec ma famille, nous communiquions par courrier. Lettres que je recevais « en poste restante » dans un plus grand village voisin à 18 km où je me rendais à pied de temps en temps.
Après ces deux années un choix s’imposait en moi. Qui suis je ?
Construire ici, me marier, avoir des enfants, en tout ce qui m’était proposé comme offert ou bien ?
Un vent avait soufflé et m’invitait à reprendre la route pour rentrer en France.
Le même et transformé
Toujours en moto, j’ai séjourné, retraversé les mêmes pays, le Sahara Algérien, jusqu’en Tunisie puis l’Italie.
Ce fut une autre sacrée aventure de plus de 4 mois avant de retrouver ma famille.
Nouvelle formation et reprise de mes études
Arrivé en France, j’ai repris mes études, cette fois dans le social, à Grenoble (IDEP-Ecole d’Éducateur).
Sékou Facoly Kourouma
C’est à Grenoble que j’ai rencontré Sékou Facoly KOUROUMA (danseur, percussionniste Ivoirien, ex-danseur des Ballets de Côte d’Ivoire). Je me suis formé intensément auprès de lui jusqu’à rapidement jouer dans sa compagnie KAYRA avec Drissa KONE et Lassina DRAME.
Une grande histoire en est née entre nous et nos familles.
Honneur et gratitude de sa générosité, la confiance qu’il a su m’accorder et de notre amitié qui en est née et demeure jusqu’à ce jour.
En parallèle, afin de compléter mes capacités de lecture et écriture musicale,
j’ai également suivi une Formation musicale & rythmique de 2 années. (École de batterie Pearl de JF Miguel)
Formation longue auprès du Grand Mamady Keïta
En 90, j’ai démarré ma formation longue d’une dizaine d’années auprès de feu Mamady KEITA à Paris et Bruxelles, jusqu’à l’accompagner et devenir professeur certifié de son école TamTam Mandingue.
Divers séjours dans la famille au village ainsi que de nombreux séjours de formation en Côte d’Ivoire, à Cuba, ont su compléter et nourrir en profondeur mon être & ma musique
Art Thérapie
– Formation musicale et « Médecines » vibratoire en immersion auprès de Maîtres et “Médecins” du monde.
– Formation en Analyse systémique & Psychologie Analytique de Jung.
– Animateur et musicien depuis plus de 20 ans de « la Danse de Kali »
– Animateur-formateur en « Art thérapie » (Danse thérapie; Soin Vibratoire; Rebirth)
* Nouveauté 2026 *
Prochain Stage « Danse des deux rives »
Ce stage est une invitation à plonger dans tout ce qui nous habite, circule, dirige, freine,
voire bloque nos énergies de Vie.
Stage de 4 jours, animé par Marie et Luc Blanckaert et Didier Pajot.
Du Mercredi 11 Novembre (17h30) au Dimanche 15 Novembre 2026 (16h30).
Et si nous nous laissions respirer et danser en Tout ce qui EST ?
Être à l’écoute de nos corps, de leur voix et offrir toute la place à nos ressentis, à la circulation de la Vie rencontrée dans l’instant et jusqu’à même sentir nos ailes s’y déployer à l’infini ?
Et si nous développions l’art, la richesse et la joie de notre connexion intérieure ?

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